Depuis son adhésion au Commonwealth en 2022, le Togo s’ouvre progressivement à de nouvelles opportunités de coopération internationale. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a annoncé l’ouverture des candidatures pour les prestigieuses bourses Chevening, financées par le gouvernement britannique. Les inscriptions, très attendues par de nombreux jeunes professionnels, sont ouvertes jusqu’au 7 octobre 2025.
Le programme, reconnu à travers le monde, offre la possibilité de poursuivre un Master dans des universités du Royaume-Uni. Mais l’accès est sélectif : les candidats doivent justifier d’au moins deux années d’expérience professionnelle, s’engager à revenir travailler au Togo pendant deux ans après leur formation et ne pas avoir déjà bénéficié d’une bourse similaire dans le pays hôte. Le processus de sélection se déroule en deux étapes : soumettre une demande d’admission auprès des universités britanniques, puis postuler à au moins trois programmes de Master via le site officiel Chevening.org.
Dans un contexte où l’exode des compétences qualifiées continue de peser sur l’économie nationale, cette exigence de retour au pays apparaît comme un garde-fou. Plusieurs anciens bénéficiaires africains de Chevening, contactés par des organisations étudiantes, soulignent que cette expérience a été décisive dans leur parcours professionnel, en leur permettant d’acquérir une expertise de pointe et un réseau international solide.
Pour le Togo, qui multiplie ces dernières années les initiatives de coopération éducative, à l’instar des partenariats récents avec la France, l’Allemagne et la Chine, ces bourses constituent une nouvelle vitrine de son intégration dans les dynamiques globales. Mais elles posent aussi un défi : transformer ce potentiel de formation internationale en un véritable levier de développement interne. Comme le rappelle un enseignant-chercheur de l’Université de Lomé, « la réussite de ce programme dépendra de la capacité du pays à offrir un environnement professionnel attractif à ces jeunes une fois qu’ils auront terminé leurs études au Royaume-Uni ».
