À travers la projection du documentaire Homo Plasticus, prévue le vendredi 30 janvier 2026 à 15h précises dans les locaux de France Volontaires Togo, les organisations Nénuphar & Lotus, en collaboration avec DUA NEKO, inscrivent le Togo dans une dynamique internationale de lutte contre la pollution plastique et ses effets sur la santé publique.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la Coalition Internationale Francophonie Zéro Plastique, un réseau transnational regroupant plusieurs pays et associations engagées dans la réduction des déchets plastiques et la sensibilisation des populations.
« Nénuphar & Lotus fait partie d’une coalition dénommée Coalition Internationale Francophonie Zéro Plastique, tout comme DUA NEKO. Dans plusieurs pays, des associations y adhèrent pour mener des actions concertées contre les sachets plastiques et leurs impacts sur la santé », explique le président de l’association Nénuphar & Lotus, Cherif Adéoussi. Dans cette optique, la coalition a produit le documentaire Homo Plasticus afin de mettre en lumière, images et données à l’appui, les conséquences des plastiques sur l’environnement, la chaîne alimentaire et l’organisme humain.
La séance de projection, organisée avec l’appui logistique gratuit de France Volontaires Togo, qui met à disposition salle, vidéoprojecteur et système sonore, se veut un espace d’information mais aussi de débat citoyen.
« Après la projection, nous allons ouvrir une discussion pour établir un plan d’actions en vue de réduire l’utilisation des sachets plastiques », précisent les initiateurs, qui misent sur une mobilisation inclusive des jeunes, des acteurs associatifs et du grand public.
L’entrée est libre et gratuite, mais une inscription préalable est exigée via un formulaire en ligne https://forms.gle/UE8A2kEAsV2T68HHA afin d’anticiper les effectifs et d’adapter la logistique. « L’objectif est de savoir combien de personnes seront présentes pour mieux nous organiser. L’inscription est obligatoire, même si l’accès est gratuit », soulignent-ils.
Cette action intervient dans un contexte où le Togo, à l’instar de plusieurs pays de la sous-région, fait face à une persistance de l’usage des sachets plastiques malgré les interdictions et les campagnes de sensibilisation. À Lomé comme dans les grandes villes, les caniveaux obstrués, les inondations récurrentes et la prolifération des déchets non biodégradables rappellent l’urgence d’un changement de comportement collectif. Sur le plan sanitaire, les alertes se multiplient sur les risques liés aux micro plastiques dans l’eau, les aliments et l’air, avec des implications encore mal maîtrisées pour la santé humaine.
En se joignant à la Francophonie Zéro Plastique, les acteurs togolais entendent renforcer le plaidoyer pour des politiques publiques plus contraignantes, le développement d’alternatives locales biodégradables et l’éducation environnementale dès le plus jeune âge. « Agissons maintenant », lancent-ils, convaincus que la transition vers une société moins dépendante du plastique constitue à la fois un défi majeur et une opportunité pour le Togo, en matière de santé, d’environnement, d’emplois verts et de développement durable.
