Une vague soudaine de diarrhées aiguës frappe depuis peu le village de Kpetsou, dans la région maritime du Togo, provoquant un drame sanitaire inattendu. En moins de 48 heures, quatre personnes ont déjà perdu la vie, dont deux le même jour à l’hôpital Saint Jean de Dieu d’Afagnan, où une trentaine de patients sont actuellement hospitalisés. Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, informé en urgence, s’est aussitôt mobilisé pour faire face à la situation.
Selon les premières conclusions des équipes régionales déployées sur le terrain, l’origine de cette vague d’intoxications serait un aliment localement consommé, connu sous le nom de « Houmbli », un mets traditionnel préparé à base de sang animal caillé et cuit. Des analyses préliminaires indiquent qu’il s’agirait d’une intoxication alimentaire localisée, mais potentiellement grave si elle n’est pas maîtrisée à temps.
Face à cette situation, le ministre de la Santé, Professeur Tchin Darre, a ordonné le déploiement immédiat d’équipes techniques pour approfondir les investigations et limiter la propagation du phénomène. Des médicaments ont été acheminés vers les structures sanitaires concernées et les soins sont administrés gratuitement aux malades.
La cellule de communication du ministère rassure que tout est mis en œuvre pour un retour rapide à la normale, tout en appelant les populations à plus de prudence dans la consommation d’aliments locaux d’origine animale, surtout dans des contextes où les méthodes de conservation et de cuisson sont incertaines.
Ce nouvel épisode ravive les interrogations sur l’hygiène alimentaire et la vigilance communautaire en matière de santé publique, dans un contexte où plusieurs localités rurales restent vulnérables aux épidémies silencieuses.
