À l’approche du Ramadan 2026, les professionnels de santé appellent à la vigilance face aux excès alimentaires régulièrement observés durant cette période de jeûne, où la dimension spirituelle s’accompagne souvent de changements brusques des habitudes nutritionnelles. Au Togo, comme dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, les repas de rupture du jeûne, l’Iftar, se transforment fréquemment en consommations abondantes d’aliments riches en sucres et en matières grasses, exposant une partie de la population à des risques sanitaires accrus.
Selon le professeur Moufou Bello, responsable des maladies non transmissibles, cette période exige une attention particulière sur le plan alimentaire. « Les repas de rupture du jeûne peuvent rapidement atteindre un apport calorique excessif s’ils ne sont pas équilibrés », rappelle-t-il, cité par le média Republic Of Togo. Une situation qui favorise notamment l’augmentation des cas d’hypertension artérielle, de diabète et d’autres maladies chroniques déjà en progression dans le pays.
Les autorités sanitaires recommandent ainsi une approche plus équilibrée de l’alimentation durant le Ramadan, privilégiant fruits, légumes, repas légers et hydratation suffisante entre la rupture du jeûne et le repas nocturne. L’objectif, soulignent-elles, est de permettre aux fidèles d’accomplir ce mois de recueillement dans de bonnes conditions physiques tout en évitant les complications médicales liées aux excès alimentaires.
Au-delà du cadre religieux, les spécialistes insistent sur la nécessité d’adopter durablement de meilleures habitudes nutritionnelles, estimant que le Ramadan peut également constituer une opportunité de rééducation alimentaire et de prévention sanitaire pour une population de plus en plus exposée aux pathologies chroniques.
