Les nouvelles ne semblent pas bonnes pour les ménages togolais. Déjà éprouvés par les coupures intempestives de courant électrique, une nouvelle vient plonger de nouveau les togolais dans l’embarras. Le Ghana a brutalement suspendu ses exportations d’électricité vers le Togo, le Bénin et le Burkina Faso, à la suite d’un incident majeur sur son réseau énergétique. En cause, un incendie survenu le 23 avril dans une sous-station stratégique liée au barrage d’Akosombo, pilier de la production électrique nationale.
Selon les premières estimations, les dégâts ont entraîné une perte comprise entre 720 et 1 000 mégawatts, soit une part significative de la capacité énergétique du pays. L’équipement touché assurait à lui seul jusqu’à 70 % du transport d’électricité depuis ce site névralgique, révélant au grand jour la forte dépendance du système ghanéen à certaines infrastructures critiques.
Face à une demande intérieure qui atteint régulièrement 4 400 mégawatts, les autorités ghanéennes ont fait le choix de sécuriser en priorité l’approvisionnement national, au détriment de leurs engagements régionaux. Une décision aux conséquences immédiates pour les pays voisins, dont une partie de l’alimentation électrique dépend de ces importations.
Cette interruption intervient dans un contexte déjà tendu sur le plan énergétique en Afrique de l’Ouest, où les délestages restent fréquents, notamment au Togo et au Bénin. Elle souligne les limites de l’interconnexion régionale et la vulnérabilité des systèmes électriques face aux incidents techniques majeurs.
