Visas américains : le Togo frappé par un gel total des procédures

Alors que l’opinion publique togolaise venait à peine d’assimiler l’annonce d’un durcissement des conditions d’accès aux visas américains, avec l’instauration de cautions pouvant atteindre 15 000 dollars,, une nouvelle décision de l’administration Trump provoque un véritable coup de froid diplomatique. Le porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a annoncé le 14 janvier 2026 le gel pur et simple, pour une durée indéterminée, de toutes les procédures de visas concernant les ressortissants de 75 pays, dont le Togo. La mesure entrera en vigueur le 21 janvier prochain.

Cette suspension concerne l’ensemble des demandes de visas, toutes catégories confondues, et s’inscrit dans une politique migratoire de plus en plus restrictive justifiée par Washington au nom de la sécurité nationale et du contrôle des flux migratoires. En Afrique, 26 pays sont touchés, parmi lesquels l’Algérie, le Cameroun, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, l’Érythrée, l’Éthiopie, la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Liberia, la Libye, le Maroc, le Nigeria, la République démocratique du Congo, la République du Congo, le Rwanda, le Sénégal, la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan, le Soudan du Sud, la Tanzanie, la Tunisie, l’Ouganda et le Togo.

La liste s’étend également à l’Amérique, avec notamment le Brésil, la Colombie, Cuba, Haïti, le Guatemala ou encore la Jamaïque ; à l’Asie, où figurent l’Afghanistan, l’Iran, l’Irak, le Pakistan, la Syrie, le Yémen, la Thaïlande ou le Liban ; à l’Europe, avec la Russie, la Biélorussie, l’Albanie, la Géorgie, la Moldavie ou le Kosovo ; et à l’Océanie, où les Fidji sont concernés.

Pour le Togo, cette décision tombe à un moment particulièrement sensible. Elle intervient quelques jours après l’annonce, très commentée, de l’exigence de cautions de 5 000, 10 000 ou 15 000 dollars pour l’obtention de visas B1/B2, soit l’équivalent de plusieurs millions de francs CFA pour de nombreuses familles. Le gel total des procédures vient ainsi anéantir, au moins temporairement, toute perspective de mobilité vers les États-Unis, que ce soit pour les études, les affaires, le tourisme ou les soins médicaux.

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