Bonne nouvelle pour l’Afrique : les Etats Unis relance l’AGOA

La Chambre des représentants des États-Unis a adopté, le 13 janvier 2026, un projet de loi visant à proroger de trois ans l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), dont l’échéance était fixée à fin septembre 2025. Cette décision intervient dans un contexte d’incertitude qui pesait depuis plusieurs mois sur l’avenir des relations commerciales entre Washington et l’Afrique subsaharienne, après l’expiration formelle de l’accord sans reconduction immédiate.

Le texte voté maintient l’accès en franchise de droits de douane pour des milliers de produits africains exportés vers le marché américain. Il intègre également des dispositions techniques destinées à atténuer les effets de la rupture intervenue entre octobre 2025 et janvier 2026, période durant laquelle les opérateurs ont évolué dans un flou juridique, avec des risques de surcoûts et de perturbations logistiques.

Créé en 2000, l’AGOA demeure le principal instrument régissant les échanges commerciaux préférentiels entre les États-Unis et les pays africains éligibles. Pour des économies comme celle du Togo, engagées dans une stratégie de diversification des exportations et de valorisation des chaînes de valeur agricoles, industrielles et textiles, la reconduction de ce cadre est perçue comme un enjeu majeur. Les produits agricoles transformés, le coton, le textile-habillement ou encore certaines productions artisanales figurent parmi les filières susceptibles de bénéficier directement de ce régime préférentiel.

La prolongation, si elle est définitivement entérinée, offrirait une visibilité accrue aux entreprises africaines, souvent freinées par l’instabilité des règles commerciales et par les coûts d’accès aux marchés. Elle pourrait également renforcer l’attractivité du Togo pour les investisseurs étrangers, notamment dans les zones industrielles et les plateformes logistiques, à l’heure où Lomé cherche à consolider son rôle de hub régional.

Le projet de loi doit toutefois encore franchir l’étape du Sénat avant d’être soumis à la signature du président américain. Son adoption finale conditionnera la sécurisation juridique des échanges et la relance pleine et entière des exportations sous AGOA.

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