À quelques jours de la rentrée scolaire prévue le 15 septembre 2025, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche vient de frapper fort contre la fraude aux examens. Cinq candidats au Baccalauréat deuxième partie (BAC II), session normale 2025, ont vu leurs épreuves annulées pour des cas avérés de tricherie.
Les concernés, Koudolo Blessing Daniel, Kolani Yendoubé Bernadette, Damigou Kinansaa Wilfred, Assiobo Yawo Romuald et Amegnignon Apégnon Joseph, se voient retirer toute chance de valider leur examen cette année. Le ministère a confirmé que leurs copies sont purement et simplement invalidées.
Pour l’un d’entre eux, la sanction est encore plus lourde. Damigou Kinansaa Wilfred, reconnu coupable d’un manquement jugé particulièrement grave, est exclu de toute inscription pour l’année académique 2025-2026. Il ne pourra donc repasser l’examen qu’à partir de la session 2026-2027.
Les autorités éducatives affirment vouloir redonner à l’école togolaise ses lettres de noblesse, après plusieurs sessions entachées de dénonciations de fraudes massives d’une part et d’autre part d’une faiblesse de niveau pour les élèves. La fermeté affichée rappelle les mesures déjà prises ces dernières années, où le ministère n’a cessé d’insister sur la « tolérance zéro » face à la tricherie.
Alors que la rentrée s’annonce dans moins de deux semaines, ce rappel à l’ordre envoie un message clair aux futurs candidats : l’intégrité des examens reste une ligne rouge que le gouvernement entend défendre, quitte à sacrifier quelques parcours pour préserver la crédibilité du système éducatif.
