Togo : Arrestation inattendue de Yawo Atitso du SEET

Mercredi 3 septembre au soir, le secrétaire général de la Synergie des Élèves et Étudiants du Togo (SEET), Yawo Atitso, a été interpellé sur son lieu de travail avant d’être conduit vers une destination tenue secrète. Cette arrestation, qui intervient dans un climat politique déjà tendu, a immédiatement ravivé les accusations d’intimidation portées depuis plusieurs mois contre les autorités.

De nombreuses organisations de la société civile dénoncent ce qu’elles qualifient de « kidnapping » et de « détention arbitraire », estimant qu’il s’agit d’« une atteinte grave aux droits humains, à la liberté et à la dignité de la jeunesse togolaise ». Sur les réseaux sociaux, la mobilisation s’organise : activistes et sympathisants réclament la libération immédiate et sans condition du leader estudiantin, ainsi que celle des jeunes arrêtés lors des vagues d’interpellations qui ont suivi les manifestations de fin juin.

Depuis quelques temps, le professeur David Dosseh, coordonnateur national du mouvement citoyen Tournons la Page Togo (TLP-Togo), voit dans cette « série » d’arrestations une nouvelle tentative de museler la contestation : « Les autorités veulent criminaliser l’engagement citoyen », déclare-t-il. Dans un communiqué publié le 25 août, il avait déjà dénoncé l’arrestation de deux militants de son organisation par des hommes en civil, le 22 août, aujourd’hui encore détenus au SCRIC sans inculpation officielle. Selon lui, « un montage » serait en préparation pour associer des acteurs de la société civile à une prétendue entreprise de déstabilisation de l’État.

À ce stade, aucune communication officielle n’a été faite par le gouvernement sur l’arrestation de Yawo Atitso ni sur les motifs exacts de sa détention.

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