Grosse alerte : le Togo retire à son tour le « Tasty Tom » des rayons pour raisons sanitaires

Le Togo emboîte le pas au Ghana dans l’affaire du « Tasty Tom Enriched Tomato Mix », un produit agroalimentaire très populaire en Afrique de l’Ouest. Dans un communiqué en date du 6 août 2025, le ministère togolais du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale a ordonné le retrait immédiat de ce concentré de tomate enrichi, invoquant des risques potentiels pour la santé des consommateurs. Une mesure préventive qui s’inscrit dans un contexte de vigilance renforcée sur les produits de grande consommation.

La réaction togolaise intervient quelques jours seulement après que la Food and Drugs Authority (FDA) du Ghana a suspendu la production du même produit sur son territoire, suite à la découverte de « défauts critiques » dans le processus de fabrication. Ces anomalies, jugées suffisamment graves par l’agence ghanéenne, ont motivé la mise en garde de plusieurs consommateurs et la suspension immédiate de la distribution.

À Lomé, les autorités n’ont pas attendu que des cas d’intoxication soient signalés pour réagir. « Il est de notre devoir de protéger nos populations contre tout risque sanitaire grave », a justifié la ministre Kayi Mivedor-Sambiani, évoquant le principe de précaution. Le produit, bien qu’étant de fabrication ghanéenne, est fréquemment importé au Togo où il occupe une place de choix sur les étals des marchés et dans les foyers.

Considéré comme un ingrédient de base dans la cuisine ouest-africaine, le « Tasty Tom Enriched Tomato Mix » est disponible sous forme de sachets ou de conserves, ce qui facilite sa diffusion dans les zones rurales comme urbaines. Ce succès populaire pourrait pourtant se transformer en danger sanitaire, d’où la rapidité de l’intervention gouvernementale.

Le ministère a ainsi déployé une série de mesures d’urgence : interdiction de vente, de distribution et d’exposition du produit sur l’ensemble du territoire national ; obligation faite aux commerçants, grossistes et détaillants de procéder au retrait immédiat des lots concernés ; mise en quarantaine stricte de tous les stocks récupérés. Pour compléter ce dispositif, un numéro vert, le 8585, a été mis en service, accessible à toute heure pour signaler les cas de non-conformité ou toute présence résiduelle du produit sur les marchés.

Des équipes de contrôle seront déployées dans toutes les régions du pays afin de s’assurer de la bonne application des mesures. Le gouvernement n’exclut pas de sévir : « Tout contrevenant s’expose à des sanctions prévues par la réglementation en vigueur », a prévenu le ministère, en appelant à la responsabilité des acteurs économiques et à la vigilance des citoyens.

Ce retrait intervient dans un contexte où la circulation des produits agroalimentaires dans la sous-région échappe encore trop souvent à un contrôle rigoureux. L’épisode relance donc le débat sur la nécessité d’un cadre communautaire harmonisé en matière de sécurité sanitaire des aliments. L’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ou encore la CEDEAO sont régulièrement interpellées sur ces enjeux, sans que des avancées notables n’aient jusqu’ici permis d’éviter ce type de crise transfrontalière.

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