Le lycée de Sindia, dans le département de Mbour, s’est réveillé ce mercredi 11 février 2026 sous le choc. S. Camara, 12 ans, élève en classe de 6e, est décédé après avoir été mortellement touché à la tête par une pierre dans l’enceinte de son établissement, lors de troubles attribués à des étudiants grévistes.
Selon les informations rapportées par L’Observateur, des étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), rentrés dans leur localité après la fermeture du campus à Dakar, auraient tenté de perturber les cours au lycée pour protester contre la suspension des enseignements. D’après le journal, ils auraient délogé les élèves de leurs salles de classe, provoquant un mouvement de panique et une grande confusion dans la cour.
C’est au cœur de cette cohue que le jeune S. Camara a été atteint à la tête par une pierre. Gravement blessé, il a été évacué vers le district sanitaire de Popenguine, où il a été admis en soins intensifs. Son décès est survenu le lendemain matin. Le corps a été remis à sa famille et inhumé le même jour au cimetière musulman de la commune.
La tragédie a profondément bouleversé la communauté éducative et les habitants de Sindia. Une enquête a été ouverte afin d’établir les circonstances exactes du drame et d’identifier l’auteur du jet de pierre, précise le quotidien du Groupe Futurs Médias. Les autorités devront déterminer les responsabilités individuelles dans un contexte de tensions universitaires récurrentes au Sénégal, où les mouvements de grève débordent parfois du cadre strictement académique.
Ce drame intervient alors qu’un autre étudiant a récemment été tué dans des circonstances qui, à ce stade, ne sont pas encore élucidées. Selon les informations évoquées, une plainte aurait été déposée à l’encontre du Premier ministre Ousmane Sonko dans cette affaire, ce qui accentue la dimension politique et sensible du climat actuel.
Au-delà de l’émotion, la mort d’un enfant de 12 ans dans l’enceinte d’un lycée pose avec acuité la question de la sécurité des établissements scolaires en période de troubles sociaux, ainsi que celle de la gestion des mouvements estudiantins dans un pays où l’université demeure historiquement un foyer de contestation politique.
