De violents tirs à l’arme automatique ont retenti mardi 10 février 2026 aux abords de la prison centrale de Conakry, plongeant la capitale guinéenne dans une vive tension. Selon plusieurs sources concordantes, des hommes armés auraient procédé à l’extraction du commandant Aboubacar Sidiki Diakité, dit « Toumba », détenu dans cet établissement depuis sa condamnation dans le dossier du massacre du 28 septembre 2009.
D’après des témoignages recueillis sur place, la fusillade a débuté peu avant 9h00 (heure locale et GMT) et s’est prolongée pendant un peu plus de trente minutes. « J’ai entendu le bruit de véhicules qui passaient à toute vitesse, je me suis précipité à la fenêtre et j’ai entendu des tirs d’armes automatiques », a confié à l’AFP Thierno Baldé, comptable travaillant dans le quartier, un récit corroboré par plusieurs riverains de la prison.
Toumba Diakité aurait été extrait de sa cellule, le visage dissimulé sous une cagoule, avant d’être conduit vers une destination inconnue. À l’heure où ces lignes sont écrites, aucune confirmation officielle n’a été fournie par les autorités guinéennes, alimentant de nombreuses interrogations sur les circonstances exactes de cette opération et sur l’identité de ses auteurs.
Figure centrale du procès du massacre du stade de Conakry, Aboubacar Sidiki Diakité avait été condamné en juillet 2024 à dix ans de prison. Ce procès historique portait sur les événements du 28 septembre 2009, au cours desquels, selon les médias locaux, plus de 150 personnes avaient été tuées lors d’un rassemblement politique violemment réprimé dans le principal stade de la capitale.
