Au nord du pays : l’aviation togolaise déjoue une attaque djihadiste du JNIM

La menace sécuritaire qui progresse depuis plusieurs années dans le Sahel continue de se rapprocher dangereusement des frontières togolaises. Dans l’après-midi du lundi 23 février, une attaque attribuée au groupe terroriste Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM) a visé le poste des Forces de défense et de sécurité burkinabè de Zambendé, dans la province du Koulpelgo, localité située à proximité immédiate de la frontière avec le Togo.

Selon des sources sécuritaires locales, l’assaut a été mené par plusieurs dizaines de combattants circulant à moto, suivant un mode opératoire désormais caractéristique des groupes armés actifs dans la bande sahélienne. Les échanges de tirs, d’une intensité soutenue, ont duré environ une heure avant la retraite des assaillants, qui ont abandonné sur place une partie de leurs engins et équipements militaires.

Le bilan provisoire fait état de trois morts, dont deux civils et un soldat burkinabè, tandis que les forces engagées auraient neutralisé près de cinq terroristes. Pris de panique face à la violence des combats, plusieurs habitants des zones riveraines ont traversé la frontière pour trouver refuge sur le territoire togolais, illustrant une fois de plus la porosité sécuritaire des espaces frontaliers entre les deux pays.

Dans ce contexte particulièrement sensible, l’intervention de l’aviation togolaise aurait joué un rôle déterminant dans la dispersion des assaillants et la stabilisation du dispositif défensif burkinabè. Cette action confirme l’intensification de la coopération opérationnelle entre Lomé et Ouagadougou face à une menace désormais clairement transfrontalière.

Depuis plusieurs années, le nord du Togo, notamment la région des Savanes, fait face à une pression sécuritaire croissante liée à l’expansion des groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique. Les autorités togolaises ont multiplié les déploiements militaires, renforcé la surveillance aérienne et intensifié le partage de renseignements avec les pays voisins, en particulier le Burkina Faso, le Niger et le Bénin, confrontés aux mêmes dynamiques d’insécurité.

Publicité

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *