23ème réunion du CPC : l’amélioration de la gouvernance locale, la CENI et le fonctionnement du CPC au cœur des discussions

Les acteurs politiques togolais se sont réunis à Lomé le mardi 02 septembre 2025 pour la 23ème réunion du cadre permanent de concertation (CPC) en 3ème session de l’année 2025 à la direction des services techniques (DST) du district autonome du grand Lomé (DAGL).

A l’ordre du jour de cette rencontre qui s’est poursuivie: les bilans du processus électoral des dernières élections municipales au Togo et de la présidence du cadre permanent de concertation (CPC) ainsi que la situation socio-économique, les perspectives et les divers.

Les acteurs politiques membres du CPC ont exprimé leur reconnaissance au ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la chefferie coutumière, pour son rôle de cheville ouvrière auprès des plus hautes autorités. Sa disponibilité constante et sa fidélité dans la transmission des propositions du CPC au président du Conseil ont, selon eux, largement contribué au succès du processus électoral des dernières municipales.

S’agissant du bilan de la présidence du CPC, un mémo sur le CPC a été présenté par le directeur des libertés publiques et des affaires politiques (DLPAP) au MATDCC, M. AlassaniNakpale. Ce document a synthétisé les principaux acquis politiques du CPC sous la présidence de Me Tchassona Traoré Mouhamed, tout en offrant l’occasion de saluer l’action du gouvernement et, à travers lui, celle du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, pour sa politique d’inclusion et d’ouverture, favorable à l’apaisement socio-politique au Togo.

A l’entame des travaux, le ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la chefferie coutumière, le Colonel Awaté Hodabalo, commissaire du gouvernement et rapporteur au CPC, a souhaité la bienvenue à tous les acteurs politiques pour leur disponibilité permanente. Il a félicité les acteurs politiques pour leur disponibilité permanente en laissant entendre qu’ : ‘’Au-delà des résultats que chacun apprécie à sa manière, le grand résultat pour tous les Togolais, c’est que le processus électoral s’est passé dans la paix, la quiétude, et la transparence’’. Il a poursuivi en affirmant : ‘’Quelles que soient les divergences politiques, quelles que soient les divergences d’opinions, c’est le Togo qui gagne ; et nous devons tout faire pour que le Togo soit debout, que le Togo soit en marche avec assurance vers sa véritable souveraineté’’.

En ouvrant les travaux, le président du cadre permanent de concertation, Me Tchassona Traoré Mouhamed, entouré de la vice-présidente du CPC, madame Koupokpa Issolémo, et du ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la chefferie coutumière, a rappelé l’importance du processus électoral. Selon lui : ‘’Peu importe, les résultats engrangés, la grande leçon des élections à tirer réside dans ce paramètre : exprimer son opinion, donner une trajectoire, et vendre son projet’’. Et d’ajouter : ‘’L’essentiel est que cela puisse intégrer dans la démarche que le Togo suivra à tous les niveaux pour que la pluralité des opinions puissent bénéficier à la gouvernance et aider notre pays à se dessiner la voie vers le renforcement institutionnel’’.

Amélioration de la gouvernance locale

Dans le cadre de l’amélioration de la gouvernance au niveau local, le CPC a recommandé que le travail dans les mairies ne soit plus l’apanage des seuls élus au pouvoir. Il estime qu’il faille donner des possibilités à d’autres acteurs, notamment lespartis politiques, les associations, les ONG, le corps économique et social, de participer à travers des conseils etpropositions pour faire avancer les communes.

Dans la meme veine, au-delà des résultats des élections municipales qui donnent largement la majorité au parti UNIR, le CPC recommande de permettre que certains pans de cette gouvernance soient laissés aux partis de l’opposition, notamment au niveau des postes d’adjoints aux maires et des responsables de commission, ceci afin de créer cette pluralité dans la réflexion au niveau du développement local.

Une réflexion a été entamée sur la nécessité ou non de pouvoir continuer à laisser une marge aux associations, auxindépendants de participer aux élections communales, sachant que le Togo à opérer un virage dans le régime parlementaire.

Reformes en vue sur le CPC et la CENI

Au cours des travaux, deux commissions ad ’hoc ont été mises en place. L’une aura pour mission de réfléchir sur les voies et moyens de rendre le CPC beaucoup plus dynamique en l’arrimant à la nouvelle situation institutionnelle, sachant que le CPC a été créé sous la quatrième République et que le pays vit maintenant sous la 5ème république. 

La seconde commission aura quant-à elle pour tâche de réfléchir et faire un bilan sur la CENI depuis sa mise en place dans sa forme actuelle. Il faut reconnaitre que La CENI dans sa forme politique du moment a été mise en place après les accords de Ouaga en 2006. « Depuis 2006 à ce jour, un inventaire s’impose selon donc pour voir la nécessité de continuer avec une CENI politique ou faut-il passer à autre chose afin de donner aux élections leur lettre de noblesse » a fait savoir le président du CPC, Me Tchassona Traoré.

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