L’annonce est tombée comme un choc : Nkosinathi Emmanuel Mthethwa, ambassadeur d’Afrique du Sud en France, porté disparu depuis lundi après-midi, a été retrouvé mort à Paris. Le corps du diplomate a été retrouvé au pied de l’hôtel Hyatt, dans le 17ᵉ arrondissement, laissant les autorités françaises et sud-africaines et le public dans l’attente de clarifications sur ce drame.
Selon une source proche du dossier, l’ambassadeur aurait mis fin à ses jours en se jetant du 22ᵉ étage de l’hôtel Hyatt, situé porte Maillot. Cette version est confirmée par le parquet de Paris, qui a annoncé l’ouverture d’une enquête, confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire. « Le magistrat de permanence se rend sur place », a précisé le parquet, procédant ainsi à l’ouverture formelle de l’instruction.
La disparition de Mthethwa avait été signalée lundi vers 15 heures par son épouse, d’après Le Parisien. Elle aurait alerté les autorités après avoir reçu un message inquiétant de son mari. Les premiers éléments de l’enquête indiquent que son téléphone a émis son dernier signal dans le bois de Boulogne, orientant les premières recherches vers cette zone.
Pour l’instant, les circonstances exactes de ce drame restent indéterminées. L’enquête devra notamment établir s’il s’agit d’un suicide, comme l’indiquent les premières certitudes, ou si d’autres éléments doivent être examinés. Aucun document public n’a encore fourni de certitude sur ce qu’il s’est réellement passé.
La carrière du diplomate attachait une large part d’attention au contexte politique sud-africain. Avant sa nomination comme ambassadeur en 2024, Mthethwa a occupé des postes ministériels sensibles au sein du gouvernement sud-africain : ministère de la Police, ministère des Arts et de la Culture, puis ministère des Sports, Arts et Culture. Ces responsabilités l’avaient placé au cœur de nombreux dossiers sensibles, notamment dans des périodes de tensions sécuritaires, de controverses judiciaires et d’interrogations sur l’impartialité des institutions.
