Série de meurtres à Danyi : des présumés suspects dont celui surnommé « le Rasta» arrêtés

Depuis plusieurs mois, un climat d’angoisse pèse sur la paisible localité de Danyi Apeyeyeme, dans la préfecture de Danyi. Entre mars et octobre 2025, une série d’homicides inexpliqués a bouleversé cette communauté des Plateaux, où la peur s’est peu à peu installée.

Le dernier drame, survenu le 10 octobre 2025, a profondément choqué l’opinion publique. Farlone Tsogblo, une jeune femme d’une vingtaine d’années, enceinte au moment des faits, a été retrouvée sauvagement assassinée, son corps décapité. Un acte d’une cruauté inouïe qui a soulevé l’indignation aussi bien dans la région qu’au sein de la diaspora togolaise. Sur les réseaux sociaux, les hommages et appels à la justice se sont multipliés, symbolisant le ras-le-bol d’une population désemparée face à ces crimes à répétition.

Alertées par la gravité de la situation, les autorités ont lancé une enquête approfondie pour tenter de remonter la piste des auteurs de ces meurtres. Les investigations ont conduit à plusieurs arrestations, dont celle d’un homme présenté comme un suspect clé. Son identité circule sous le surnom de “le Rasta”, un individu appréhendé à Ayoma, au Ghana, selon une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux.

D’après un habitant de Danyi joint par la presse locale, cette arrestation serait le fruit d’un long travail de terrain :

« Deux personnes, des charlatans d’un village de Danyi, avaient été arrêtées auparavant. Ce seraient elles qui auraient orienté les enquêteurs vers le suspect surnommé le Rasta », a-t-il confié.

Dans la séquence vidéo largement relayée en ligne, l’homme arrêté nie toute implication dans le meurtre. Mais son départ précipité du territoire togolais, juste après les faits, intrigue les enquêteurs et alimente les soupçons autour de son rôle réel dans cette affaire.

Si les autorités n’ont pas encore publié de communiqué officiel, les récents développements redonnent espoir à une population meurtrie. Les habitants de Danyi Apeyeyeme, lassés par des mois d’incertitude et de peur, attendent désormais des réponses claires et des sanctions exemplaires.

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