La commémoration de la Journée internationale des droits des femmes se poursuit à Dapaong. Le jeudi 16 avril 2026, l’Association des Femmes et Filles Handicapées Vaillantes des Savanes (A2FHV-S) a célébré l’événement en différé. Cette célébration a été couplée à l’inauguration d’un centre d’écoute rénové par le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) en collaboration avec le ministère en charge de l’action sociale et dédié aux femmes de la région. Un chef-d’œuvre situé au quartier Nassablé.
Plus de 120 femmes et filles handicapées venues de différentes localités de la région ont pris part à cette rencontre riche en activités. Au programme, des séances de sensibilisation axées sur le thème : « Droits, justice pour toutes les femmes et filles ».
Les échanges ont permis de rappeler aux participantes leur droit à une participation pleine et entière au développement du pays au même titre que les autres citoyennes.
Un panel de discussion a également mis en lumière les nombreux défis auxquels font face les femmes handicapées dans la région des Savanes. Parmi les principales difficultés évoquées figurent le faible accès à l’emploi et leur sous-représentation dans les instances décisionnelles.
Autre temps fort ayant marqué la célébration, la distribution d’une dizaine de vélos aux participantes afin de faciliter leur mobilité.
En donnant le ton officiel des activités de la célébration, le secrétaire général de la préfecture de Tône, M. Kombaté Sanwogou, a salué cette initiative qu’il qualifie d’importante en ce sens qu’elle met en lumière une couche vulnérable, mais pleine de potentiel. Selon lui, cette action vient renforcer les efforts du gouvernement en matière de promotion des droits des femmes et d’inclusion des personnes handicapées.
Pour la directrice exécutive de l’A2FHV-S, Mme Françoise Dogomangue, la rénovation du centre d’écoute et son inauguration par le ministre, de l’action sociale, de la solidarité et de la promotion de la femme, madame Moni Sankardja constitue une avancée majeure. Elle exhorte les femmes à briser le silence et à dénoncer les violences dont elles sont victimes.
« Avec la situation sécuritaire actuelle, on observe une recrudescence des violences basées sur le genre. Beaucoup de victimes souffrent en silence faute d’espaces adaptés pour s’exprimer. Ce centre vient à point nommé pour les accueillir, les écouter et les accompagner », a-t-elle souligné.
Pour la réussite de cette initiative, l’A2FHV-S a bénéficié de l’accompagnement du Ministère de l’Action sociale, de la Solidarité et de la Promotion de la Femme et de l’appui technique et financier du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA).
La journée s’est achevée dans une ambiance conviviale avec des activités sportives organisées sur le terrain du Collège Saint Paul de Nassablé.
Abdoulaye KAM

