Drame au nord-Togo : deux corps repêchés après le chavirement d’une embarcation dans l’Oti, trois jeunes toujours portés disparus

Le chavirement d’une embarcation survenu le mercredi 28 octobre 2026 à Mayièfoukou, dans le canton de Faré, préfecture de l’Oti, a fait deux morts confirmés. Trois autres jeunes restent portés disparus, selon les informations communiquées par la commune Oti 1. Les recherches se poursuivent.

Le drame s’est produit alors que des jeunes originaires de Mogou tentaient de rejoindre le Ghana en traversant le fleuve. D’après les premières informations, le groupe, composé d’environ huit jeunes, avait entrepris le déplacement par étapes. Lors de la première traversée, une embarcation transportant cinq jeunes et deux motos a chaviré, précipitant ses occupants et les engins dans l’eau.

Alertées, les autorités locales se sont rendues sur les lieux sous la conduite du préfet de l’Oti, le colonel Kondi Yao Kidighan. La délégation comprenait notamment le maire de la commune Oti 1, Noukome Nimani, ainsi que des éléments des forces de défense et de sécurité et de l’Agence nationale de la protection civile (ANPC).

Des pêcheurs expérimentés dans les recherches en milieu aquatique ont été mobilisés pour appuyer les opérations. Les recherches se sont poursuivies jusqu’à la tombée de la nuit. Deux corps et les deux motos ont été retrouvés, tandis que les équipes continuent de rechercher les autres victimes.

Sur place, les autorités ont appelé les populations à la vigilance, en insistant sur le respect des consignes de sécurité et les risques liés à la surcharge des embarcations. Le maire de la commune Oti 1 a présenté ses condoléances aux familles endeuillées et leur a exprimé sa compassion.

Ce drame remet en lumière les risques associés aux traversées fluviales lorsque les conditions de sécurité ne sont pas garanties. Dans un article publié le 24 août 2026, République Togolaise signalait déjà que les traversées du lac Togo attiraient davantage de voyageurs, alors que les conditions de sécurité restaient inégales et que le port du gilet de sauvetage n’était pas systématiquement contrôlé. Si les contextes sont différents, cette situation souligne l’importance d’un encadrement des transports par voie d’eau, de moyens de sauvetage adaptés et d’une sensibilisation effective des usagers.

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