La Police nationale togolaise a interpellé, dans la soirée du 4 mars 2026 vers 21h40, un individu présenté comme le chef présumé d’un groupe criminel actif dans le quartier de Bè, à Lomé. L’arrestation s’est déroulée dans le bas-fond du collège Strebler, où A. Kouassigno, connu sous le surnom de « Wassigno », 32 ans, a été appréhendé à l’issue d’une opération ciblée.
Selon les informations communiquées par les forces de l’ordre, le suspect fait l’objet de plusieurs poursuites pour infractions graves, notamment viol et pédophilie, appartenance à un groupement de malfaiteurs, agression, coups et blessures volontaires avec utilisation d’armes blanches, ainsi que trafic présumé de stupéfiants.
Les premiers éléments de l’enquête indiquent que « Wassigno » dirigerait une dizaine de jeunes individus armés de couteaux opérant dans le quartier de Bè et ses environs. D’après la police, ce groupe s’en prenait régulièrement aux piétons, automobilistes et motocyclistes, qu’il dépouillait sous la menace d’armes blanches. Ces agressions répétées auraient contribué à installer un climat d’insécurité persistant dans la zone, poussant de nombreux habitants à limiter leurs déplacements, en particulier à la tombée de la nuit.
L’interpellation du suspect constitue, selon les autorités sécuritaires, une étape importante dans le démantèlement de ce réseau criminel. Les investigations se poursuivent afin d’identifier et localiser les autres membres du gang, toujours en fuite. Des opérations supplémentaires sont en cours pour procéder à d’autres arrestations.
Dans un contexte où les autorités togolaises multiplient les initiatives pour contenir la criminalité urbaine dans la capitale, la police appelle les populations à coopérer activement avec les enquêteurs. Les témoignages des habitants pourraient permettre d’identifier les complices et de reconstituer les différentes agressions imputées au groupe.
Quartier densément peuplé de Lomé, Bè est régulièrement cité par les riverains parmi les zones où les agressions et vols à l’arraché se sont multipliés ces derniers mois, alimentant un sentiment d’insécurité. Les forces de l’ordre y maintiennent ainsi une vigilance particulière, notamment dans les secteurs réputés sensibles.
Placée en garde à vue, la personne interpellée devrait être présentée au procureur de la République, qui décidera des suites judiciaires à donner à l’affaire. Les accusations de viol et de pédophilie, considérées comme des infractions particulièrement graves par la législation togolaise, exposent le mis en cause à de lourdes peines d’emprisonnement si les faits sont établis.
La qualification d’appartenance à un groupement de malfaiteurs pourrait également aggraver la situation du suspect, les enquêteurs estimant que les faits reprochés s’inscriraient dans une organisation structurée et préméditée.
La police invite par ailleurs toutes les victimes potentielles du gang à se rapprocher de ses services. Leurs témoignages devraient permettre d’établir l’ampleur des activités du réseau et de consolider le dossier judiciaire en vue d’éventuelles poursuites.
