L’inquiétude a brièvement gagné les supporters ivoiriens après une fusillade survenue mardi 16 juin à Wilmington, dans l’État américain du Delaware, ville qui accueille le camp de base des Éléphants dans le cadre de la Coupe du monde 2026. L’incident, qui a fait deux blessés, s’est produit à proximité de l’Hôtel du Pont, lieu de résidence de la délégation ivoirienne.
Selon les informations rapportées par les médias américains, notamment CBS, les tirs ont éclaté aux alentours de 15h30 au sein du Christiana Care Wilmington Hospital, situé à environ 17 minutes en voiture de l’hôtel où séjournent les champions d’Afrique.
Les autorités ont rapidement déployé un important dispositif de sécurité autour de l’établissement hospitalier. Des patients ont été évacués tandis que plusieurs membres du personnel ont été confinés le temps des opérations. La police de Wilmington, appuyée par les forces du comté de New Castle, la police de l’État du Delaware ainsi que le FBI, a ouvert une enquête afin d’établir les circonstances exactes de l’incident.
Le directeur administratif de la police de Wilmington, David Karas, a confirmé que deux personnes avaient été touchées par balle. Au moment des premières communications officielles, leur identité et leur état de santé n’avaient pas encore été précisés.
Témoin de la scène, Brian Pfeffer, employé de l’hôpital, a expliqué avoir entendu deux détonations ressemblant à des pétards avant de quitter les lieux. Les unités spécialisées ont ensuite procédé à une fouille complète du bâtiment.
L’événement a rapidement suscité des réactions en Côte d’Ivoire en raison de sa proximité avec le camp de base des Éléphants. Toutefois, la Fédération ivoirienne de football (FIF) a tenu à rassurer l’opinion publique à travers un communiqué.
« La sélection n’a été affectée d’aucune façon par cet incident », a indiqué l’instance dirigeante du football ivoirien, précisant que les joueurs, le staff technique et l’ensemble de la délégation « séjournent dans un environnement sécurisé » et poursuivent normalement leur préparation pour la compétition.
La FIF a également salué la réactivité des autorités américaines, des services de sécurité et de la FIFA, mobilisés pour garantir la protection des délégations engagées dans le tournoi.
Cette fusillade intervient dans un contexte où les violences par armes à feu demeurent un sujet sensible aux États-Unis. D’après les données du Gun Violence Archive, le pays a enregistré 408 fusillades de masse en 2025, après un record de 689 cas en 2021. À la mi-juin 2026, 186 incidents de ce type avaient déjà été recensés.
Même si ces événements concentrent une forte attention médiatique, ils ne représenteraient qu’environ 3 % des homicides par arme à feu enregistrés dans le pays, où la circulation des armes reste parmi les plus élevées au monde, avec une estimation proche de deux armes par adulte.
Alors que l’enquête se poursuit, les autorités du Delaware ont invité les habitants à éviter temporairement le secteur concerné. Plusieurs responsables politiques locaux ont exprimé leur soutien aux victimes, au personnel soignant et aux forces de l’ordre mobilisées.
Pour l’heure, la préparation des Éléphants se poursuit sans perturbation, mais cet incident rappelle les défis sécuritaires auxquels les organisateurs du Mondial 2026 doivent faire face dans un pays où la question des armes à feu demeure au cœur du débat public.
