La polémique autour de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 prend une nouvelle tournure et met davantage sous pression la Confédération africaine de football (CAF). Quarante-huit heures après la décision controversée déclarant le Sénégal forfait face au Maroc, un membre de la commission d’appel sort du silence et conteste publiquement le processus ayant conduit à ce verdict.
Au cœur de cette nouvelle zone d’ombre, Mohamed Robleh Djama, avocat djiboutien et membre de la commission d’appel, affirme n’avoir « ni pris part à l’audience, ni participé aux délibérations » ayant abouti à la décision. « Mon nom circule sur internet comme ayant participé à cette décision. Je tiens à préciser que je n’y ai pas pris part », insiste-t-il, dans une déclaration relayée par des médias sénégalais. À ce stade, cette affirmation n’a pas été confirmée par d’autres sources indépendantes.
Cette sortie est appuyée par Souleiman Waberi, président de la Fédération djiboutienne de football, qui précise que le représentant de Djibouti « n’a pas été convoqué pour cette session » et n’y a donc pas participé. Il souligne en outre que son pays n’est impliqué ni comme partie appelante ni comme partie défenderesse dans ce dossier.
Ces éléments interviennent dans un climat déjà électrique, après la décision rendue publique le mardi 17 mars 2026 par la CAF. L’instance avait alors annoncé, sur la base de l’article 84 du règlement de la CAN, que « l’équipe nationale du Sénégal est déclarée forfait lors de la finale de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025, le résultat étant homologué sur le score de 3-0 en faveur de la Fédération Royale Marocaine de Football ». Une décision qui annule de fait le résultat sportif initial du 18 janvier 2026, où le Maroc s’était incliné (0-1 après prolongation) face au Sénégal, tenant du titre.
La contestation de la participation d’un membre du jury d’appel jette un doute supplémentaire sur la régularité de la procédure. Elle alimente des soupçons déjà évoqués dans les sphères politiques sénégalaises, où des accusations de corruption avaient été formulées au lendemain du verdict, sans pour autant être étayées à ce stade par des preuves publiques vérifiables.
