À l’approche du 66e anniversaire de l’indépendance du Togo, prévu le 27 avril 2026, une initiative du préfet d’Amou attire l’attention et suscite déjà des interrogations. Bissalouwè Koufama a en effet lancé une collecte de fonds auprès des populations pour soutenir l’organisation des festivités dans la localité d’Amlamé.
Dans une correspondance adressée aux habitants, l’autorité préfectorale appelle à une mobilisation générale autour de cet événement qu’il présente comme un moment majeur de la vie nationale, marquant « l’accession de notre pays à la souveraineté nationale et internationale ». Les activités officielles sont annoncées dès 8 heures, avec une invitation insistante à la participation citoyenne.
Mais au-delà de l’appel à la mobilisation, c’est surtout la dimension financière de l’initiative qui retient l’attention. « Soucieux d’assurer une organisation réussie, nous sollicitons votre appui financier », écrit le préfet, précisant que les contributions peuvent être déposées au secrétariat général de la préfecture ou envoyées via le service de mobile money T-money. Il dit compter sur la « disponibilité habituelle » des populations pour « rehausser l’éclat » de la commémoration.
Si ce type de contribution communautaire n’est pas inédit dans certaines localités, notamment pour des événements culturels ou des initiatives de développement local, son application à une fête nationale d’une telle portée soulève des questions. Dans un contexte où le pouvoir central organise traditionnellement les célébrations officielles de l’indépendance, cette démarche interroge sur les moyens alloués aux collectivités territoriales et sur la responsabilité du financement de ce type d’événements.
