La nuit du mercredi 12 novembre a viré au drame à Adakpamé Togomé, dans la commune du Golfe 1. Un jeune homme d’environ 22 ans a perdu la vie après une altercation d’une rare brutalité au sein du guetto local, un lieu déjà connu pour ses tensions récurrentes selon plusieurs habitants du quartier.
Selon les premiers éléments rapportés par différents médias togolais, tout serait parti d’une bagarre entre deux jeunes. La victime, qui n’était pas impliquée dans le conflit initial, aurait tenté de s’interposer pour calmer les esprits. Une démarche de médiation qui lui a coûté la vie.
D’après des témoins cités, l’un des protagonistes de la rixe aurait brusquement retourné sa colère contre lui en le prenant à partie. « De quoi il se mêle ? », aurait lancé l’agresseur avant de saisir une barre de fer, chauffée à blanc dans un foyer à proximité, qu’il aurait utilisée pour brûler puis frapper grièvement le jeune médiateur.
La scène a ensuite basculé dans l’horreur. Dans un accès de rage incontrôlée, l’agresseur aurait pris un couteau et poignardé la victime, déjà gravement atteinte par les brûlures et les coups.
Dans un ultime geste de survie, les personnes présentes ont tenté de l’évacuer en urgence. « Ce dernier a été évacué plus tard à dos d’une moto au CMS d’Adakpamé qui l’a référé au CHU Sylvanus. Mais, étant grièvement blessé, il n’a pas survécu à ses blessures », rapporte le confrère Togoenlive.
Le décès de ce jeune homme, qui n’avait pour seule intention que de rétablir le calme, suscite une vive émotion dans la zone d’Adakpamé. Le quartier, déjà marqué par plusieurs faits de violence ces derniers mois, replonge dans l’inquiétude. Pour beaucoup d’habitants, cette nouvelle tragédie met une fois de plus en lumière la nécessité de renforcer la sécurité communautaire, la prévention de la délinquance et l’encadrement des espaces sensibles, souvent laissés à eux-mêmes.
En attendant l’issue d’une éventuelle enquête pour identifier et interpeller l’auteur des faits, la population reste sous le choc. Une vie s’est éteinte parce qu’un jeune a voulu faire cesser une bagarre. Une situation qui pose, une fois encore, la question de la montée de la violence dans certains quartiers populaires du Grand Lomé.
