À Dapaong, l’accès des femmes et filles en situation de handicap aux soins de santé sexuelle et reproductive reste au cœur des préoccupations de l’Association des Femmes et Filles Handicapées Vaillantes des Savanes (A2FHV-S). L’organisation a réuni, mercredi 23 septembre 2026, plusieurs acteurs au Séminaire des Aînés de Dapaong pour renforcer son plaidoyer auprès des autorités locales.
La rencontre s’inscrit dans la deuxième phase du projet de plaidoyer pour le renforcement de l’accès aux soins de santé sexuelle et reproductive adaptés aux femmes et filles handicapées, mis en œuvre dans les communes de Tône 1 et Tône 3. Elle a rassemblé des autorités locales, des représentants d’organisations internationales, des services déconcentrés de l’État ainsi que des organisations de la société civile.
L’objectif était de faire le point sur les difficultés rencontrées par les femmes et filles handicapées dans l’accès aux services sociaux de base, notamment dans les formations sanitaires, mais aussi d’identifier des réponses concrètes avec les acteurs concernés.
Au terme des échanges, plusieurs recommandations ont été formulées à l’endroit des autorités et de la direction régionale de la santé, identifiées comme des acteurs clés dans la mise en œuvre de cette initiative. Un plan d’action destiné à accompagner l’application de ces recommandations a également été validé.
Pour l’A2FHV-S, l’enjeu dépasse la seule question de l’accès physique aux centres de santé. Il concerne également l’adaptation des infrastructures et des modalités d’accueil aux différents types de handicap.
« L’idée, c’est de solliciter que les communes puissent intégrer ces questions d’aménagement. Quand on parle d’aménagements, nous avons les rampes, le braille, le langage des signes, l’accès aux toilettes dans les formations sanitaires et l’accueil », a expliqué Françoise Dogomangue, directrice exécutive de l’A2FHV-S.
Ces adaptations doivent notamment permettre de réduire les obstacles auxquels peuvent être confrontées les personnes handicapées lorsqu’elles recherchent des informations, une consultation ou une prise en charge en matière de santé sexuelle et reproductive.

Le secrétaire général de la préfecture de Tône, Kombaté Sanwogou, a pour sa part salué l’engagement de l’association en faveur de l’amélioration des conditions de vie des femmes et filles handicapées. Il a également réaffirmé la disponibilité des autorités à collaborer à la mise en œuvre du projet.
L’A2FHV-S entend ainsi faire des communes un maillon essentiel de cette démarche, notamment à travers une meilleure prise en compte de l’accessibilité dans les infrastructures sanitaires et les services proposés aux populations.
Mis en œuvre avec le soutien technique et financier de Speak Up Africa, à travers l’initiative « Voix essentielles », le projet vise à renforcer durablement le plaidoyer en faveur de services de santé sexuelle et reproductive davantage adaptés aux besoins des femmes et filles handicapées dans les communes de Tône 1 et Tône 3.
Abdoulaye Kam
