Les automobilistes et usagers des produits pétroliers au Togo devront composer avec une nouvelle hausse des prix à la pompe. Selon un arrêté interministériel portant fixation des prix de vente au détail des produits pétroliers, les nouveaux tarifs entrent en vigueur à compter du 11 septembre 2026.
Le super sans plomb passe ainsi à 817 FCFA le litre, contre 725 FCFA dans le précédent barème. Le gasoil est désormais fixé à 766 FCFA, contre 750 FCFA auparavant. Le pétrole lampant atteint 1 056 FCFA, tandis que le mélange 2 temps passe à 896 FCFA.
Le document, portant le numéro 0024/MEVS/MDCCQ/MFB/MDERM, est signé par le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, le ministre des Finances et du Budget et le ministre délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières. Il s’appuie notamment sur le mécanisme d’ajustement automatique des prix des produits pétroliers et sur les « fluctuations des cours mondiaux des produits pétroliers ».
Cette nouvelle grille intervient un peu plus de trois mois après la précédente révision. Depuis le 27 mai 2026, le litre de super sans plomb était vendu à 725 FCFA, contre 680 FCFA auparavant, tandis que le gasoil était passé à 750 FCFA, contre 695 FCFA. Le pétrole lampant avait été porté à 1 040 FCFA et le mélange 2 temps à 811 FCFA.
Par rapport à ces tarifs de mai, le nouveau barème représente donc une hausse de 92 FCFA par litre pour le super sans plomb, soit environ 12,7 %. Le gasoil augmente de 16 FCFA, le pétrole lampant de 16 FCFA et le mélange 2 temps de 85 FCFA.
Le mouvement est particulièrement sensible pour les consommateurs de super sans plomb, dont le prix aura progressé de 137 FCFA depuis le tarif de 680 FCFA qui précédait la révision de mai. Pour les conducteurs de motos et de véhicules légers, cette nouvelle hausse intervient directement sur les coûts quotidiens de déplacement et de transport.
Elle pourrait également exercer une pression supplémentaire sur les coûts de transport et, par ricochet, sur certains prix des biens et services. Le précédent relèvement avait déjà été justifié par l’évolution des cours internationaux et la nécessité d’adapter les prix à la pompe au mécanisme de suivi des fluctuations.

