À Lomé, les organisations professionnelles de médias veulent donner une dimension plus citoyenne à la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Plusieurs associations de journalistes et d’acteurs de la presse togolaise annoncent l’organisation, le 23 mai 2026, d’un « Ecojogging citoyen » destiné à sensibiliser à la protection de l’environnement tout en promouvant la santé publique et l’engagement communautaire.
Prévue à partir de 6 heures GMT sur la plage située en face de l’Hôtel de la Paix à Lomé, l’initiative se déroulera autour du thème : « Courrons pour un environnement propre et durable ». Selon les organisateurs, cette activité constitue l’apothéose des manifestations liées à la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée chaque 3 mai.
L’événement est porté conjointement par Association Togolaise des Organes de Presse Privée en Ligne, le Syndicat National des Journalistes Indépendants du Togo, l’Association Togolaise des Journalistes Engagés pour l’Environnement et l’Association Ecojogging, avec l’appui du ministère de la Communication, du ministère de l’Environnement, du ministère délégué chargé de la Jeunesse et des Sports ainsi que de la mairie du Golfe 1.
Selon le communiqué transmis à la presse, l’activité réunira journalistes, organisations de la société civile, acteurs communaux, partenaires techniques, jeunes volontaires et structures engagées dans la lutte contre les changements climatiques. Les initiateurs indiquent vouloir associer « liberté de la presse » et « responsabilité sociale et environnementale » à travers une opération mêlant sport et civisme.
Concrètement, l’Ecojogging prendra la forme d’une marche sportive accompagnée d’une opération de ramassage de déchets dans plusieurs zones ciblées de la capitale togolaise. Les organisateurs expliquent vouloir sensibiliser les populations à la nécessité de préserver un environnement sain, dans un contexte où les questions de pollution plastique et de salubrité urbaine demeurent récurrentes dans plusieurs quartiers de Lomé.
Pour Thierry Affanoukoe, également directeur de publication du journal Gapola, cette initiative traduit la volonté des médias togolais de s’impliquer davantage dans les enjeux sociétaux liés à la crise climatique. Dans le communiqué, il estime que les professionnels des médias souhaitent aller « au-delà de leur mission d’information » afin de promouvoir des comportements citoyens et des actions concrètes en faveur de l’intérêt général.
Même approche du côté de Hector Nammangue, directeur du webmagazine VertTogo. Celui-ci considère la Journée mondiale de la liberté de la presse comme une occasion de renforcer les liens entre médias, citoyens et institutions autour des valeurs de solidarité, de responsabilité et de développement durable. Il appelle également à une forte mobilisation contre la pollution plastique, rappelant dans le document que certains plastiques peuvent mettre « 400 ans » à se dégrader.
Les organisateurs soulignent par ailleurs que cette initiative s’inscrit dans une dynamique déjà engagée avec un festival de football ayant récemment mobilisé plusieurs centaines de journalistes et d’organisations professionnelles de presse au Togo.
À travers cette opération, les structures de presse veulent aussi repositionner le rôle des médias dans les débats liés à l’environnement et au développement durable. Dans plusieurs pays africains, les questions écologiques prennent une place croissante dans les politiques publiques, notamment face aux effets de l’érosion côtière, des inondations urbaines et de la gestion des déchets. Au Togo, la problématique environnementale revient régulièrement dans l’actualité, particulièrement à Lomé où les périodes de fortes pluies exposent les insuffisances en matière d’assainissement et de gestion des déchets plastiques.
Dans le communiqué, Narcisse Prince Agbodjan appelle les médias nationaux et internationaux à assurer une large couverture de l’événement, présenté comme une initiative « inclusive, fédératrice et porteuse d’espoir pour un environnement plus sain ».
Les organisations de presse concluent que cette célébration, à la croisée du sport, de l’écologie et du civisme, vise à rappeler que la liberté de la presse et la protection de l’environnement constituent « deux piliers essentiels d’une société responsable, démocratique et tournée vers un avenir durable ».
