L’enseignement supérieur togolais connaît un nouveau tournant. Par décret pris cette semaine, le professeur Kossivi Hounake a été nommé président de l’Université de Lomé, en remplacement du professeur Adama Kpodar, dont le mandat n’aura duré que deux ans. Ce dernier avait été désigné le 4 septembre 2023 mais quitte ses fonctions dans un contexte de réorganisation institutionnelle.
Agrégé de droit public et ministre délégué auprès du ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale depuis août 2024, Kossivi Hounake est désormais appelé à diriger le plus grand établissement universitaire du pays, surnommé le « premier temple du savoir ». Sa nomination intervient alors que l’Université de Lomé fait face à des défis majeurs : croissance des effectifs étudiants, modernisation des infrastructures et adaptation de la formation aux besoins du marché de l’emploi.
Dans le nord du pays, un autre changement a été opéré : le professeur Houzou, spécialiste en médecine, succède au professeur Tcharie à la tête de l’Université de Kara.
Ces nominations, qui surviennent à quelques jours de la rentrée académique du côté des universités publiques du pays, seront scrutées de près par la communauté universitaire, souvent critique face aux lenteurs administratives et aux difficultés structurelles qui affectent le système. Beaucoup y voient une opportunité de donner un nouveau souffle à l’université togolaise, à condition que la réforme s’accompagne de moyens réels pour relever les défis.

