Kara : une femme accusée d’avoir « volé » les parties intimes de deux jeunes hommes

Une scène pour le moins inhabituelle a provoqué une vive agitation à Kara Sud, dans la ville de Kara. Une femme, accusée par des habitants d’avoir fait disparaître les parties intimes de deux jeunes hommes, a été interpellée avant d’être remise aux forces de l’ordre. Si l’affaire suscite une forte émotion au sein de la population, aucune autorité n’a, à ce stade, confirmé les faits rapportés par le confrère Aux nouvelles.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, la femme a été arrêtée le mardi 7 juillet 2026 par des riverains, puis conduite au domicile du chef du quartier. Les deux jeunes hommes à l’origine des accusations auraient affirmé avoir constaté la disparition de leurs organes génitaux après avoir salué la suspecte.

Ce mercredi, aux environs de 6 heures, une foule s’est massée devant la résidence du chef du quartier. Les manifestants réclamaient que la femme « restitue » ce qu’ils estiment avoir été dérobé, scandant en langue tem : « Tchélé Fundè » (« rends les sexes »).

Face à la tension grandissante, le chef du quartier a sollicité l’intervention de la police, qui a conduit la femme ainsi que les deux plaignants au poste afin de faire la lumière sur cette affaire.

« Elle a fait disparaître deux kiki. On l’a arrêtée et conduite chez le chef, puis la police a été appelée », a déclaré un témoin.

À ce stade, aucune communication officielle des autorités administratives, policières ou sanitaires ne permet de confirmer la réalité des faits évoqués. Les circonstances exactes de cette affaire restent donc à établir dans le cadre des investigations en cours.

Cette affaire rappelle un précédent survenu récemment à Sokodé, dans la préfecture de Tchaoudjo, où des accusations similaires avaient provoqué une vive émotion. À l’issue des vérifications menées par les autorités, le préfet avait publié un communiqué affirmant que ces allégations étaient infondées, appelant la population au calme et mettant en garde contre les risques de justice populaire et de violences fondées sur des rumeurs.

Dans l’attente des conclusions de l’enquête ouverte à Kara, les autorités sont appelées à apporter des clarifications afin d’éviter la propagation d’informations non vérifiées et tout débordement susceptible de mettre en danger des personnes sur la base de simples accusations.

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