La joie de la réussite au baccalauréat a viré au drame à Lomé. Quelques heures après la proclamation des résultats du BAC II 2026, une élève admise à l’examen a perdu la vie dans un accident de la circulation survenu, le mercredi 8 juillet 2026, sur le contournement de la CEDEAO, entre Légbassito et le carrefour Kpala.
Selon les premières informations recueillies par le confrère Univers.tg, les deux adolescents circulaient à moto et se rendaient auprès de leurs proches pour annoncer leur succès à l’examen. Alors qu’ils tentaient de traverser la chaussée, ils auraient été violemment percutés par un véhicule 4×4 circulant en direction de Légbassito.
La violence de l’impact a projeté les deux victimes sur plusieurs mètres. La jeune fille, passagère de la moto, est décédée sur les lieux de l’accident. Le conducteur, également admis au BAC II selon les informations disponibles, a été évacué en urgence vers un centre hospitalier où il a été admis dans un état jugé critique.
Les circonstances exactes de cette collision restent à établir. Une enquête devra déterminer les responsabilités de chacun, alors que certains témoignages évoquent une vitesse élevée du véhicule impliqué. À ce stade, aucune communication officielle n’a confirmé ces éléments.
Ce nouveau drame relance la question de la sécurité routière au Togo, où les accidents impliquant des motocyclistes demeurent fréquents, en particulier sur les grands axes urbains et périurbains. À chaque période de proclamation des résultats scolaires, les autorités appellent régulièrement les nouveaux admis à célébrer leur réussite avec prudence afin d’éviter que ces moments de joie ne se transforment en tragédie.
Ces dernières semaines, plusieurs cas de suicides d’élèves, survenus après des échecs aux examens scolaires, ont profondément ému l’opinion publique. Une candidate au BAC I dans la préfecture de Zio, puis une élève ayant échoué au BEPC dans la préfecture de Bassar, ont perdu la vie dans des circonstances similaires, relançant le débat sur la pression psychologique liée aux résultats scolaires et le rôle de l’accompagnement familial. Face à cette série de tragédies, l’Union togolaise des associations de parents d’élèves avait appelé les parents à considérer l’échec scolaire non comme une fatalité, mais comme une étape pouvant être surmontée.
