Le Togo a enregistré un taux de réussite de 81,27% au Baccalauréat deuxième partie (BAC II) session 2026, avec 61 640 admis sur 75 844 candidats évalués. Un résultat qui confirme la nette progression des performances scolaires enregistrée ces dernières années, même si sa comparaison avec les autres pays de l’UEMOA doit être maniée avec prudence.
Au Bénin voisin, le taux national d’admissibilité au BAC 2026 s’est établi à 66,78%, selon les résultats officiels publiés en juillet. Le résultat togolais est donc supérieur de plus de 14 points à celui enregistré chez son voisin.
Au Togo, les résultats publiés le 10 juillet font apparaître une progression de près de neuf points par rapport à 2025, lorsque le taux de réussite avait atteint 72,63%. En deux ans, le pays est ainsi passé de 46,71% en 2024 à 81,27% en 2026, soit une hausse de 34,56 points, et non exactement 35 points.
Les écarts restent toutefois importants selon les séries. La série C affiche le taux de réussite le plus élevé avec 97,98%, devant la série A4 à 87,87%. Les séries G1, G2 et G3 enregistrent respectivement 84,36%, 76,08% et 69,53%, tandis que la série D atteint 75,41%.
Cette amélioration intervient dans un système éducatif engagé depuis plusieurs années dans le renforcement de ses effectifs et de ses capacités d’encadrement. Le gouvernement indique qu’environ 4 000 enseignants sont recrutés en moyenne chaque année depuis cinq ans, une politique destinée notamment à réduire les effectifs trop élevés dans certaines classes et à améliorer l’encadrement pédagogique.
La dynamique s’est encore poursuivie en 2026. Le concours national de recrutement avait été ouvert pour 3 851 postes : 650 enseignants pour le préscolaire, 1 720 pour le primaire, 630 pour le premier cycle du secondaire, 750 pour le second cycle et 101 pour les FabLabs éducatifs. Au terme du processus, 3 400 candidats ont finalement été déclarés admis.
L’effort porte également sur la formation. En août, 3 136 nouveaux enseignants ont entamé une formation préparatoire dans les sept régions éducatives du pays. Le ministère de l’Éducation nationale a par ailleurs lancé la formation de 304 professeurs stagiaires de mathématiques et de sciences physiques, destinés à renforcer l’enseignement scientifique dans les lycées.
Les autorités mettent également en avant les investissements dans les infrastructures scolaires, la distribution de manuels et le renforcement de l’encadrement pédagogique. Ces mesures constituent, avec l’action des enseignants, le travail des élèves et l’accompagnement des familles, les principaux éléments avancés pour expliquer l’amélioration des résultats.
Mais un taux de réussite élevé ne suffit pas, à lui seul, à mesurer la qualité d’un système éducatif. La question demeure celle du niveau réel des acquis, de l’adéquation des formations aux besoins du marché du travail et de l’égalité des conditions d’apprentissage entre les différentes régions du pays. Le défi est désormais de transformer la progression statistique du BAC en amélioration durable du capital humain.
Avec 81,27 % de réussite, 61 640 admis et des performances particulièrement élevées dans certaines séries scientifiques, le BAC 2026 constitue néanmoins un indicateur favorable pour le système éducatif togolais. Reste à savoir si cette progression pourra s’inscrire dans la durée et se traduire, au-delà de l’examen, par de meilleurs parcours universitaires et une insertion professionnelle plus solide des jeunes diplômés.
