Coup de massue pour l’opposition togolaise. La Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK), coalition de partis et d’organisations de la société civile créée dans le sillage de l’élection présidentielle de 2020, n’est plus autorisée à agir ni à mener d’activités politiques sur le territoire national. La décision a été notifiée jeudi par courrier officiel adressé à ses responsables.
Dans cette correspondance, le secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale, Esso Koudjoou, rappelle que la DMK « n’a aucune existence légale parce qu’elle ne dispose pas de récépissé ».
Et de préciser : « Aucune personne ne saurait se prévaloir de cette organisation et prétendre agir ou mener une quelconque activité au nom et pour le compte de cette prétendue entité politique sur le territoire national ».
Cette décision sonne comme l’acte de décès administratif d’un mouvement qui, depuis plusieurs mois, traversait déjà une crise interne.
La DMK, qui avait porté la candidature contestée d’Agbéyomé Kodjo en 2020 avec le soutien du défunt prélat Mgr Kpodzro, peinait à retrouver son souffle après les divisions et les départs successifs en son sein.
