Le directeur de publication de l’hebdomadaire « La Dépêche », Apollinaire Mewenemesse, a été convoqué par la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI) de la Direction Générale de la Police Nationale (DGPN).
Cette convocation intervient suite à la publication d’un article controversé dans le numéro 1185 du 28 février 2024, intitulé « L’assassinat crapuleux du Colonel Madjoulba, et si le Général Félix KADANGHA Abalo était le capitaine Dreyfus du Togo ».
Apollinaire Mewenemesse est attendu à la DGPN le 26 mars prochain pour les besoins d’une enquête judiciaire ou administrative. L’auteur de l’article incriminé, un certain « Tamar Vladimir », est également convoqué le même jour par la BRI.
Cette convocation survient après la suspension du journal « La Dépêche » pour trois mois par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication, le 04 mars dernier.
Cette décision fait suite à une « violation manifeste des règles professionnelles d’éthique et de déontologie », selon l’autorité de régulation des médias togolais, qui a notamment pointé du doigt « l’incitation à la haine tribale » et « l’incitation à la révolte populaire » dans l’article incriminé.
Cette mesure a suscité des réactions de la part de plusieurs organisations de défense des droits des journalistes. Angela Quintal, responsable du programme Afrique du CPJ, a dénoncé cette « suspension répétée d’organes de presse au Togo » et la menace de poursuites pénales à l’encontre des journalistes, soulignant que de telles pratiques sont devenues « trop courantes dans le pays ».
La convocation de Mewenemesse et de l’auteur de l’article met en lumière les relations parfois tendues entre les médias et les autorités au Togo


