Deux journalistes français arrêtés au Togo : la HARC « tranche »

La Haute autorité de régulation de la communication (HARC) a apporté, ce 19 août 2026, des précisions sur l’arrestation au Togo de deux ressortissants français, Gaël Mocaër et Sébastian Preze Pezzani, dont la présence sur le territoire et les activités professionnelles ont suscité des interrogations.

Dans un communiqué, l’organe de régulation affirme n’avoir reçu aucune demande d’accréditation de la part des deux intéressés ni de France Télévisions. Selon la HARC, cette démarche est pourtant requise pour les professionnels de médias étrangers appelés à exercer leur activité au Togo.

L’institution affirme également ne pas avoir été informée de l’arrivée des deux Français dans le pays ni de leurs activités de tournage envisagées, notamment dans le nord du Togo.

Cette précision intervient alors que l’affaire circule largement dans les médias et sur les réseaux sociaux. La HARC appelle, dans ce contexte, les professionnels des médias et les créateurs de contenus à faire preuve de « retenue, responsabilité et rigueur » dans le traitement du dossier, afin de laisser la justice conduire ses procédures « en toute sérénité et indépendance ».

Le régulateur rappelle surtout aux acteurs de l’information l’obligation de se conformer aux dispositions légales applicables à l’exercice des activités de communication au Togo.

Le cadre juridique togolais prévoit effectivement une procédure d’accréditation pour les journalistes ou correspondants de presse étrangers. Le Code de la presse et de la communication audiovisuelle prévoit notamment en son article 20, que les correspondants de presse étrangère et les envoyés spéciaux doivent obtenir au préalable une accréditation délivrée par la structure nationale habilitée.

Pour l’heure, la HARC ne se prononce pas sur les motifs précis de l’arrestation des deux Français. Elle se limite à établir qu’elle n’a été saisie d’aucune demande d’accréditation les concernant et rappelle que le respect des procédures demeure une obligation pour tout professionnel étranger souhaitant exercer une activité médiatique sur le territoire togolais.

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