Bénin : Patrice Talon rembobine pour cinq ans

Il est revenu aux affaires quelques mois après avoir quitté le fauteuil présidentiel. Après avoir quitté la présidence de la République, Patrice Talon a été élu, ce jeudi, président du tout premier Sénat du pays. Il dirigera cette nouvelle chambre du Parlement pour un mandat de cinq ans, marquant son retour au premier plan de la vie institutionnelle.

Créé à la faveur de la révision constitutionnelle de novembre 2025, le Sénat béninois compte 25 membres. Il est composé de membres de droit, parmi lesquels les anciens chefs d’État Nicéphore Soglo, Boni Yayi et Patrice Talon, d’anciens présidents d’institutions ainsi que de personnalités désignées. Contrairement à l’Assemblée nationale, aucun sénateur n’est élu au suffrage universel.

Installée officiellement le 30 juillet 2026, la chambre haute a adopté un règlement intérieur validé par la Cour constitutionnelle. Celui-ci prévoit un bureau composé d’un président, d’un vice-président et d’un rapporteur, les fonctions de président et de vice-président étant réservées aux membres de droit. C’est dans ce cadre que Patrice Talon a été porté à la tête de l’institution.

Cette élection intervient un peu plus de deux mois après son départ de la présidence de la République, le 24 mai 2026, au terme de ses deux mandats, et l’investiture de son successeur, Romuald Wadagni. En prenant la direction du Sénat, l’ancien chef de l’État retrouve un rôle institutionnel majeur au sein de l’architecture politique béninoise.

Selon les textes fondateurs, le Sénat est appelé à contribuer à la régulation de la vie politique, au renforcement de la cohésion nationale et à la recherche de solutions en cas de divergences majeures entre les institutions. Son mandat de cinq ans, renouvelable, lui confère une place durable dans le dispositif institutionnel issu de la réforme constitutionnelle.

La séance inaugurale de cette première mandature a été présidée par Élisabeth Pognon, en l’absence du doyen d’âge, Nicéphore Soglo, retenu à l’étranger pour des raisons de santé. Avec l’entrée en fonction de cette nouvelle institution, le Bénin achève une étape importante de la réorganisation de ses institutions et ouvre un nouveau chapitre de son évolution politique.

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