Les conditions d’accès aux États-Unis se durcissent pour les ressortissants togolais. L’administration américaine a décidé de pérenniser son programme de caution remboursable pour certains visas temporaires, un dispositif testé pendant un an et désormais appliqué de façon permanente à partir du 3 août 2026. Le Togo figure parmi les 30 pays africains concernés par cette mesure, qui renforce les exigences financières pour les candidats aux visas de tourisme et d’affaires.
Désormais, les demandeurs de visas B-1 (affaires) et B-2 (tourisme) issus des pays ciblés pourront être contraints de verser une caution de 10 000, 15 000 ou 20 000 dollars, selon l’appréciation des autorités consulaires américaines. Initialement fixé entre 5 000 et 15 000 dollars lors de la phase pilote, le plafond a été relevé à 20 000 dollars. Cette somme, remboursable si le titulaire du visa respecte les conditions de son séjour et quitte le territoire américain dans les délais, s’ajoute toutefois aux frais habituels de visa et de voyage.
Dans un avis publié au Federal Register, Washington estime que l’expérimentation a démontré l’efficacité du dispositif pour limiter les dépassements de séjour, un phénomène que les autorités américaines souhaitent combattre à travers un mécanisme de garantie financière.
L’Afrique est la région la plus touchée par cette réforme. Sur les 50 pays concernés, 30 sont africains, dont le Togo, le Bénin, le Ghana, le Nigeria, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, l’Algérie, l’Éthiopie, l’Ouganda et la Zambie. Le département d’État fonde cette sélection sur les statistiques du Department of Homeland Security relatives aux dépassements de séjour et n’exclut pas d’étendre la mesure à d’autres pays répondant aux mêmes critères.
Pour les Togolais, cette décision risque de compliquer davantage les déplacements vers les États-Unis. Entrepreneurs, hommes d’affaires, étudiants, touristes ou familles devront désormais intégrer cette exigence financière dans leurs projets de voyage. Avec une caution pouvant atteindre 20 000 dollars, soit environ 11 millions de FCFA, le coût d’un séjour devient nettement plus élevé, même si la somme est récupérable en cas de respect des règles d’immigration.
