Un drame a endeuillé le village de Bavé, dans le canton de Danyi Elavanyo, commune de Danyi 2, le samedi 19 septembre 2026. Une femme a été mortellement atteinte par une balle tirée alors qu’un garçon de 7 ans, élève en CE1, manipulait le fusil de chasse de son père.
Selon les premiers éléments rapportés par La Nouvelle Tribune, l’enfant aurait pris l’arme après le retour de son père d’une partie de chasse. Le fusil aurait été laissé au domicile familial sans être désarmé. Alors qu’une dame se trouvait sur place et échangeait avec l’enfant, celui-ci aurait manipulé l’arme avant qu’un tir ne parte à bout portant. Grièvement touchée, la victime n’a pas survécu à ses blessures. Un homme aurait également été atteint par le même tir et évacué vers un centre de santé.
À la suite du drame, les forces de sécurité ont interpellé le mineur et son père. Tous deux auraient été présentés à la justice à Kpalimé. L’enfant a finalement été remis en liberté, tandis que son père serait maintenu à la disposition de la justice, notamment dans le cadre des vérifications relatives au permis de port d’armes. Les circonstances exactes du drame et les éventuelles responsabilités restent toutefois à établir.
Au-delà de l’émotion provoquée par ce décès, l’affaire remet en lumière la question de la conservation des armes de chasse dans les domiciles, particulièrement lorsqu’elles se trouvent à proximité d’enfants. Le cadre togolais encadre déjà la détention et l’usage des armes liées à la chasse : la réglementation prévoit notamment qu’un permis de chasse est lié à la détention d’un permis de port d’armes, sous réserve des dispositions prévues par la législation.
L’affaire intervient par ailleurs dans une période où les autorités togolaises ont renforcé les messages de vigilance en matière de sécurité, notamment à l’occasion de la rentrée scolaire 2026-2027. Le gouvernement a ainsi reconduit l’opération « Rentrée scolaire sûre 2026 », mobilisant les forces de sécurité autour des établissements et dans les zones concernées.
À Danyi 2, où plus de quatre habitants sur dix ont moins de 15 ans, la question de la protection des enfants revêt une importance particulière. Quelques jours avant ce drame, la commune avait d’ailleurs engagé des actions en faveur des infrastructures scolaires, notamment avec la réhabilitation de trois salles de classe à Danyi Kpétô, pour un investissement de plus de 11 millions de FCFA.
Pour l’heure, l’enjeu judiciaire est de déterminer avec précision les circonstances dans lesquelles l’arme a été laissée au domicile, les conditions dans lesquelles l’enfant a pu la manipuler et les obligations éventuelles qui incombaient à son détenteur. Une tragédie qui rappelle, au-delà du cas de Bavé, qu’une arme chargée laissée à portée d’un enfant peut transformer en quelques secondes un geste apparemment anodin en drame irréversible.
