Expulsée manu militari des Savanes : la députée Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson donne sa version des faits

La controverse autour de l’interruption de la tournée parlementaire dans la région des Savanes prend une nouvelle dimension avec la version des faits livrée par la députée Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson. Dans un message publié après son retour, l’élue décrit une mission brutalement interrompue et dénonce une décision qu’elle qualifie d’« injuste et illégale ».

« Ce vendredi 20, mon équipe et moi avons séjourné à Dapaong dans le cadre de l’une de mes missions de parlementaire : rendre compte des activités menées à l’Assemblée nationale à la population et exercer un contrôle sur l’action gouvernementale », explique-t-elle, rappelant le cadre institutionnel de son déplacement dans le Grand-Nord.

Selon la parlementaire, les autorités locales avaient été préalablement informées de cette mission. « Bien que toutes les dispositions aient été prises pour informer les autorités gouvernementales et locales de cette mission, il nous a été interdit de nous rendre sur certains chantiers en souffrance », affirme-t-elle, évoquant ainsi des restrictions ciblées sur ses activités de terrain.

Le récit se fait plus incisif lorsqu’elle décrit les conditions de son départ. « Nous avons ensuite été sommés, comme des malfrats, de plier nos bagages et de quitter Dapaong, sous une forte escorte des forces de l’ordre, jusqu’à la limite de la préfecture de Tône », déclare-t-elle, confirmant les informations faisant état d’un encadrement sécuritaire strict jusqu’à la sortie de la zone.

L’élue insiste toutefois sur l’issue de l’incident : « Je tiens à informer mes compatriotes que, par la grâce de Dieu et grâce à vos prières, nous sommes rentrés sains et saufs ».

Elle adresse également ses remerciements à ses soutiens : « Nous remercions sincèrement toutes celles et ceux qui ont réagi face à cette décision injuste et illégale, et qui nous ont apporté leur soutien », avant d’annoncer de nouvelles prises de parole : « Nous reviendrons vers vous dans les prochains jours pour vous informer plus en détail au cours d’une conférence de presse ».

Toutefois, l’absence de communication officielle détaillée sur les raisons de cette décision entretient les interrogations et nourrit les tensions entre pouvoir et opposition.

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